Les cinq mots les plus pourris de la langue française

Je ne peux pas rencontrer l’un de ces cinq mots dans un texte et continuer ma lecture :

  1. Cela,
    pronom souvent utilisé par les gens qui pensent que “ça” fait trop familier, et qui donne du coup une fausse importance résolument ridicule à leur propos.
    “Cela ne se fait pas, enfin, Jean-Michel.”
  2. Idoine,
    adjectif sans âme ni passion qui fait partie de ces mots utilisés par les cons quand ils veulent avoir l’air moins con, et qui du coup, assez fatalement, fait très con.
    “Je recherchais un moyen de classer mes reçus de carte bancaire par type de dépense, et j’ai enfin trouvé l’application idoine.”
  3. Suave,
    qui réussit l’exploit de conférer à l’attitude tout-à-fait honorable qu’il désigne et caractérise un petit je-ne-sais-quoi de malsain et de dégoulinant qui gâche tout.
    “Avec sa veste de sport et ses mocassins à pompon, il avait un petit air suave qui plaisait beaucoup aux villageoises.”
  4. Énorme,
    adjectif dont l’utilisation ferait passer même un Albert de Monaco pour Jean-Marie Bigard, qualificatif favori du blaireau, auquel on préfèrera les excessifs mais toujours divertissants “gigantesque” ou “monumental”.
    “Oh la la, ce but de Zlatan, c’est énorme !”
  5. Car,
    conjonction de coordination symptomatique du faux langage châtié par excellence, qui en plus sonne super mal, et qui pourra presque toujours être remplacée par le plus naturel et franchement sympathique “parce que”.
    “J’ai mis mon veto à cette opération car je ne voulais pas qu’un joyau français tombe aux mains de l’étranger.”

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